La Chaudière intime

Direction : Valère Bertrand

En 2019, La Chaudière Intime sera absorbée par la création de son prochain spectacle, "L’important c’est la Tempête" d’après les Dramuscules de Thomas Bernhard. L'équipe de création sera pendant cinq semaines au Pot au Noir durant les mois de juin et août. La présentation du spectacle est prévue en 2020.

L’aventure du spectacle de chansons, rebaptisé "Canaille!", proposé par Valère Bertrand, se poursuit avec de nouvelles séances de travail en vue.

Enfin, s'ajoutera une surprise dansée, "Plus loin, la mer...", proposée par Violeta Todo-Gonzalez, lors de la guinguette danse du Pot au Noir les 23 et 24 novembre 2019.


La Chaudière Intime est à l'origine une envie partagée, un désir d’en commun de quatre individus fortement impliqués comme bénévoles au sein du Pot au Noir: Violeta Todo Gonzalez, Guillaume Jargot, Sylvain Audemard et Valère Bertrand.
Cette jeune équipe de seize ans à peine continue de regarder devant. Depuis ses débuts, la Chaudière Intime s’accroche aux amarres de la légèreté et de la liberté pour construire ses projets. C’est en ce sens que le collectif n’a que très rarement fait appel aux financements publics pour ses productions et a reçu, par l’accompagnement bienveillant du Pot au Noir, les conditions minimales mais nécessaires à la conduite et au développement de ses rendez-vous.


Sept spectacles ont été créés, tous présentés au Pot au Noir : Soledad, Babélia , A ceux qui écoutent, Les yeux des caméléons, Le Trou, H(d)ommage et dernièrement Nous les Vagues de Mariette Navarro.
Des propositions hybrides ou la danse et la musique se mêlent au théâtre et à l'installation sonore et visuelle. Des propositions à géométrie variable, de deux à dix-huit personnes sur le plateau ou la narration est maître mot. Avec les mots ou sans. Raconter des histoires, transporter le spectateur dans un ailleurs, que ce soit en percutant le réel ou en s'échappant dans l'onirisme.

La Chaudière Intime se restructure donc, et s'associe au nouveau projet du Pot au Noir avec pour ambition d'exporter ses créations.

 

Site internet : lachaudiereintime.com


AGENDA 2019

 

L'Important, c'est la tempête

// Création du 5 au 21 novembre 2019 à la MC2 Grenoble //

 

>> + d'infos et réservations : https://www.mc2grenoble.fr/spectacle/limportant-cest-la-tempete/?fbclid=IwAR15LlV0DVUEn23Tj0vqjVZDMfo2LIBOej71HHcPyioPTeAeJwwq3nqCpQI

 

> L’origine

 

En septembre 2017 nous avons monté quatre Dramuscules de Thomas Bernhard que nous avons jouées au Pot au Noir : Un mort/ Le mois de Marie/ Match/ Tout ou rien.

Chacun et chacune y était tour à tour acteur et metteur en scène. 

Avec nous : un éclairagiste, un ingénieur du son, et un vidéaste (merci à Denis Cugnot).

L’équipe est fondée.

Nous reprenons, nous continuons en allant voir du côté de la trilogie Claus Peymann, qui met  en scène des artistes de théâtre, clowns bernhardiens questionnant la place de leur art. Nous voulons poursuivre en créant un spectacle unique qui pourrait aller grincer ses clowneries dans les théâtres en ville!  

Nous allons voir Jean-Paul Angot à la MC2. Il nous soutient et prévoit de programmer le spectacle en novembre 2019.

 

> Intention

 

Thomas Bernhard écrit ses Dramuscules, des drames minuscules, entre 1978 et 1981. Ils sont créés en Allemagne.

Certains, comme "Match, Un mort, Le mois de Marie", mettent en scène des représentants des classes moyennes, urbaine ou rurale, et font comme un état des lieux de leur subconscient. 

D’autres - qu’on appellera la Trilogie des Peymann -  dépeignent et croquent en farces ironiques le monde du théâtre en la personne de Claus Peymann, qui fut successivement directeur du Schauspielhaus de Bochum en Allemagne puis du Burgtheater de Vienne en Autriche, ami et collaborateur d’une vie de travail de Thomas Bernhard.

 

Dans la rencontre entre la Trilogie Claus Peymann et les autres drames minuscules, quelque chose se met à frotter : les « artistes », féroces décortiqueurs de la politique ambiante, sont plein de leur besoin d’art, absolument nécessaire, et absolument dérisoire. 

Celui- ci, pensent-ils, doit être aussi un instrument de combat. 

 

Ailleurs les personnages de Bernhard sont confrontés à d’autres réalités : on regarde le match de foot à la télé, et on dévide sa haine en sortant de l’église.

Farce et solitude.

 

Dans la mise en abîme créée par ce tissage, « réel » et « fiction » brouillent leurs repères. Bernhard ne distribue pas de bons points, et le spectacle ne donne pas de leçon.

Bernhard renvoie dos à dos toutes les certitudes, passe à la moulinette les mesquineries de tous bords et débusque les failles ; agit comme un révélateur ; chasse le détail, le moteur inconscient de la pensée qui dévoile ridicules, monstruosités, vanités, impuissances et menaces à l’horizon.

La mémoire est courte, l’obscurité dangereuse, et sur le plateau les acteurs sont les clowns dérisoires et convaincus d’une tragicomédie qui chaque jour rebat ses cartes.

 

Le spectacle, montage fait de cuts, suspensions, ellipses, répétitions, changements de rôles, cherchera à faire entendre le frottement, les résonances et les fractures entre ces deux mondes, la langue de Thomas Bernhard faisant lien et les acteurs passant à leur gré d’un monde à l’autre, du féminin au masculin,  en V.O ou en V.F !

 

 

Durée estimée du spectacle : 1h30 

 

Conception : Sylvie Jobert et Dominique Léandri

Mise en scène : Dominique Léandri

Collaboration artistique : Fanny Rudelle

Scénographie : Chantal de la Coste 

Lumières :  Guillaume Jargot

Son : Sylvain Audemard

Jeu : Claudine Baschet, Valère Bertrand, Hélène Gratet, Sylvie Jobert, Dominique Laidet, Dominique Leandri 


AGENDA 2018

 

// Création le 1er décembre 2018 au Pot au Noir //

 

Il ne reste qu'un instant 

 

Prendre le temps des mots pour peut-être se laisser envahir à

nouveau par la poésie, loin des chiffres et des plannings, voilà ce

dont j'avais besoin.

Et cela m'a sauté aux oreilles quand je me suis surpris à fredonner les

chansons d'avant … Alors pourquoi ne pas s'aventurer dans cet

espace joyeux et exigeant, encore peu connu de moi qu'est la

chanson. Prendre les mots des autres pour peut être… se raconter au

plus près, mais cette fois-ci sans aucun rôle, tout nu simplement avec

la musique. Rassurez-vous, même trempé de trouille, je garde ma

chemise!

Et voilà qu'avec cette proposition improbable, mes deux camarades

de création ainsi que des musiciens (des vrais!) acceptent de relever

l'idée, de se déplacer avec moi… dans les lueurs du clair de lune, sur

les chemins de l’impressionnisme ! Qu'ils en soient remerciés.

Les ingrédients de l'aventure sont là, la touche finale c'est vous qui

l'apporterez.

Un dernier mot à l’oreille : il y aura une surprise pour commencer.

A tout de suite.

                                                             Valère BERTRAND                     

 

 

à Canaille, le petit cheval blanc

 

Conception et chant : Valère Bertrand

Piano et clavier : Philippe Codecco

Basse : Philippe Soriano

Batterie : Maurice Tragni 

Saxophone et choeur : Sylvie Guillermin

Son : Sylvain Audemard

Lumière : Guillaume Jargot

Grands mercis à Philippe Tarricone et Monique Brun.


 

Reprise et exploitation du spectacle H(d)ommage

 

H(d)ommage est une pièce de danse-théâtre de 50 minutes conçue avec nos aînés. A partir des rencontres et enregistrements des témoignages des personnes âgées rencontrées en amont dans les maisons de retraite, nous avons tissé nos propres histoires avec les leurs pour raconter la guerre, la faim, la transmission, l'espoir, la mort et surtout l'envie.

 

H(d)ommage est conçue sous une forme extrêmement légère pour être joué autant dans des maisons de retraite que dans des théâtres, des bibliothèques, cafés, salles, etc.

 

Conception : Violeta Todo Gonzalez

Interprétation : Violeta Todo Gonzalez et Valère Bertrand

Création lumière : Guillaume Jargot

Univers sonore : Sylvain Audemard et Morgan Romagny

 

Durée : 50 min