Et si en plus il n'y a personne ?

Cie Ad Libitum


© Christophe Roussel



Chant / Lecture : Hélène Gratet

Chant, piano : Alain Klingler


Partenaire : Conseil départemental de l’Isère

Samedi 19 juin à 19h

« Lorsqu’on trace le mot « sacré », c’est toujours au bord du vide. Il vaut mieux qu’aucune croyance ne remplisse ce mot. Il vaut mieux qu’il reste vide. Tant qu’il reste vide, il se réécrit."

Yannick Haenel

 

Après avoir consacré un spectacle aux chansons écrites par des écrivain.e.s, nous avons de nouveau le désir d’expérimenter, de retrouver le plaisir de la recherche. Une envie de majesté nous pousse à nous lancer dans une nouvelle mission : convoquer des chansons, des poèmes profanes et en faire quelque chose de sacré. Hélène Gratet (titulaire d’une Maîtrise en Histoire des Religions) et Alain Klingler s’intéressent depuis très longtemps à ces thèmes-là.

 

Sacré ? Le mot fait peur. Il est généralement entendu que, ces temps-ci, ce serait un sujet à éviter.

 

Mystique ? Le mot n’a pas bonne presse dans cette France cartésienne, et volontiers encline à professer l’intégrisme laïc…

 

Il y a là un défi personnel. Il ne s’agira pas ici de bondieuseries, non, pas du tout ! Il ne s’agira aucunement, on l’aura compris, de s’approcher des formes officielles des religions et de leur bêtisier.

« Le religieux n’est que la pétrification et le semblant du sacré » (Pierre Michon).

Le titre du spectacle est emprunté à Alain Souchon : ET SI EN PLUS IL N’Y A PERSONNE, cette chanson qui dénonce les horreurs engendrées au nom des religions et qui s’interroge sur l'existence d'un Dieu.

 

Mêler chanson et littérature, de nouveau, avec nos voix et un piano, mais cette fois, tenter autre chose : collecter les textes, d’Hadewijch d’Anvers, de Louise Labé, de Georges Bataille, de Pascal Quignard, aller fureter du côté de Saint Jean de La Croix, Baudelaire, Rimbaud, Roberto Juarroz, dans le cinéma de Bruno Dumont ou d’Eugène Green, chez les poètes soufis, dans les textes cryptés de Léonard Cohen - dont l’adhésion au monde va au-delà de la pop song -, aller puiser dans le Répertoire (de Brigitte Fontaine à Philippe Katerine, de Léo Ferré, à Cyril Mokaiesh) des chansons qui nous semblent «inspirées», ou encore faire résonner des phrases comme celle-ci, de la dramaturge Sarah Kane : "J’ai connu une nuit où tout me fut révélé".

 

Théâtre

Tout public

Durée : 1h20