Vous souhaitez recevoir toutes nos informations?

Inscrivez-vous!


Téléchargez le Carnet 2020 : ici


Téléchargez le programme de la Fête à Rivoiranche : ici


Actualité

Changements de programme

- Reports dus à la crise sanitaire :      

         > Le spectacle L'Important c'est la tempête est reporté à 2021

         > Les 3 spectacles dans le cadre des Envolées sont reportés à 2021

         > Le spectacle Le grand cabaret de l'histoire est reporté au dimanche 27 septembre à 15h

- Soirées estivales : Philippe Caubère viendra jouer Les Lettres de mon moulin d'Alphonse Daudet le vendredi 28 et samedi 29 août à 19h

- La Fête à Rivoiranche aura bien lieu les 11, 12 et 13 septembre. Le programme est en ligne ici.

- Après-midi musicale avec le Liberquartet le samedi 26 septembre à 17h30 dans le cadre des Allées chantent

 

Ressources en ligne

Nous mettons en ligne des textes, vidéos, liens de personnalités s'exprimant sur la crise que nous traversons. Nous vous invitons à consulter ces ressources. Cette rubrique ne demande qu'à être enrichie. N'hésitez pas à nous envoyer d'autres documents.

> Pour les consulter, c'est ici!

 

Quincaillerie

Le Pot au Noir organise deux stages de théâtre cet été. Plus d'informations : ici


Fête à Rivoiranche

 

 

The Time is out of joint *

L’époque est disloquée  Ou : Le temps est hors des gonds

Ou encore : Notre époque est détraquée

 

 

Septembre. L’automne déjà ! Enfin presque, juste avant d’y rentrer.

Comme à chaque début de saison depuis maintenant plus de vingt ans, le Pot au Noir fait la fête !

Et sans qu’on force les choses, celle-ci aura une résonance particulière : on rouvrira le théâtre, les théâtres. Les théâtres qui auront été mis en suspens, net, d’un seul coup, pendant plusieurs mois. Alors ce seront des sortes de retrouvailles…

Et que faudra-t-il faire alors ? De particulier ? De différent ? Que tout continue comme avant l’air de rien ? Que tout ne parle que de ça ?

On aura peut-être une perception plus forte de cet heureux mystère qu’est la présence, la présence réelle, l’épaisseur d’un corps. Ceux des acteurs et ceux des spectateurs. On aura peut-être une conscience plus aigue de nos silences accordés et de nos regards convergents ? Et aussi de nos formidables, nécessaires, joyeuses et violentes discordances… Quand l’un rie et que l’autre pleure.

On verra bien de toute façon ; on ne va pas chercher trop à savoir, avant même. Donc peut-être, peut-être, peut-être… On imagine… Oui, on verra bien ce qu’il se passera.

Le théâtre qu’on souhaite pour cette Fête-là – à défaut d’être « orthopédique », à défaut de nous corriger et de nous apprendre – serait comme une bonne, belle, grosse caisse de résonance. Juste cela.

Mais une résonance de tout ! – Et souvent résonne un peu plus fort ce qui n’a pas de place (Oui, ça peut devenir carnaval parfois la fête !).

Oui encore : une joyeuse, une formidable caisse de résonance ! Et l’écho sait toujours dessiner l’horizon – bien réel lui.

Nous jouerons donc, à cette fête ! On se regardera, à se faire les gros yeux !

Pour cela on a convié des comparses, des compagnies de comparses. De la musique, de la danse, et bien sûr du théâtre.

Et avec au passage forcément le mélange des genres.

Des auteurs, des acteurs, des poètes, des écrits engagés... Oui ! Et allons voir un peu plus le détail.

 

Il y aura justement, pour faire résonner fort, Les Entre 2 caisses – qui lanceront les festivités le premier soir !

Juste avant le concert, le vrai début donc, ce sera avec une toute jeune équipe de théâtre, la Cie Relève - leur nom les présente. Ils s’empareront des mots d’un très jeune homme, les mots d’un très jeune poète : Baptiste Lochon. La Cie Relève nous livrera donc à cette occasion le fruit de leurs cinq jours de travail fait en résidence, ici, au Pot au Noir.

Ce sera un beau début que cette découverte, très certainement. Oui, voilà : une promesse pour commencer nos trois jours !

La journée de samedi sera forte de plusieurs propositions chorégraphiques, avec en fin de matinée la projection d’un film de Nicolas Hubert et Giulia Arduca, avec l’après-midi deux chorégraphes accueillies dans le cadre de la programmation Paysage>Paysages initiée par le Conseil Départemental de l’Isère : ce seront Céline Perroud et Julie Despairie.

Le théâtre s’entrelacera avec la danse tout au long de l’après-midi : nous aurons Flaubert - La légende de Saint Julien l’Hospitalier incarnée magnifiquement par Rachel Da Silva. Et ensuite une création des Cies Associées autour des écrits du révolutionnaire africain Thomas Sankara. Un travail initié et porté par Dominique Léandri et Philippe Codecco, un creuset de paroles et de musique pour rendre hommage à cette grande figure engagée.

Puis deux autres poètes encore, tous les deux devenus presque Totems : Arthur Rimbaud et Allen Ginsberg, qui seront réunis dans le spectacle Allen’s hell, avec sur la scène Fréderic Giroutru Le Sacripan et Laurent Prost-Deschryver.

Le dimanche, le troisième jour, un chantre encore, avec Giono dont l’année 2020 nous dit qu’il est mort il y a exactement 50 ans. Il ne faut pas bouder ce genre de commémoration ! Et comment, ici, dans ce Trièves qu’il a aimé et célébré, qu’il ne soit pas invité à la fête ? Impossible… Ce sera avec Michel Durantin, L’homme qui plantait des arbres. Un spectacle pour tous les publics…

Et ensuite ? Ensuite, ce sera Virginia Woolf qui sera convoquée, avec une proposition de Christelle Larra et Chiara Zerlini, de la Cie Palimpseste : Qu’y a t-il de pire qu’une femme ?

Et l’après-midi continuera avec une seconde représentation du spectacle de Julie Despairie. Et puis ensuite, encore un poète - un autre grand poète lyrique, américain - Walt Whitman, invité par la voix de Julien Guill, Cie associée.

Trois jours de fête plus tard, on bouclera la boucle avec la Cie Relève qui nous donnera en lecture une de ses prochaines créations.

 

 

Des poètes et des acteurs. Du souffle, de l’air, de l’air, de l’air ! De quoi lancer de bons vœux pour un nouveau cycle.

 

 

Benjamin Moreau
Cie L'Atelier (associée au Pot au Noir)

 

 

 

* The Time is out of joint

O cursed spite

That ever, I was born to set it right*

Shakespeare, Hamlet, Acte I, Scène 5 (1603)